Burkina Faso : L’Association Burkinabè Des Domaines Internet (ABDI) Lance La Première Session De Formation Sur L’IPv6 Pour Booster L’adoption De La Technologie

L’Association Burkinabè des Domaines Internet (ABDI) a lancé ce lundi 8 avril 2024, la première session de formation sur l’introduction de la technologie Internet Protocol Version 6 (IPv6). Cette formation, qui se tiendra du 8 au 12 avril 2024, a pour objectif de permettre aux participants de comprendre les enjeux et les défis liés à l’adoption de l’IPv6, ainsi que d’acquérir les compétences nécessaires pour déployer et gérer cette nouvelle technologie.

L’IPv6 est la nouvelle version du protocole Internet (IP) qui permet d’adresser un plus grand nombre d’appareils sur Internet. Il est devenu nécessaire de passer à l’IPv6 car l’IPv4, la version actuelle du protocole, est en train de s’épuiser. Selon Wilfrid Batako, vice-président de la Task force IPv6“Ce premier pas pour l’introduction œuvre à ce que IPv6 soit une réalité dans notre pays. IPv6 évolue pour parer à l’épuisement des ressources IPv4, mais aussi pour introduire des améliorations qui n’avaient pas été consignées dans la version précédente” a-t-il déclaré.

Ce programme de formation sous l’appellation Faso Internet Protocol Academy (FIPA), qui s’adresse aux ingénieurs et techniciens informaticiens des administrations publiques et du secteur privé, vise à leur permettre de maîtriser les concepts fondamentaux de l’IPv6 et de se familiariser avec les différentes étapes de son déploiement.

Maîtriser l’IPv6 pour une connectivité internet durable

L’ABDI, en tant que structure chargée de faire la promotion et contribuer au développement de l’Internet au Burkina Faso, joue un rôle crucial dans la promotion de l’adoption de l’IPv6 dans le pays. En effet, l’IPv4, le protocole Internet actuellement utilisé, est en train de s’épuiser, ce qui rend nécessaire le passage à l’IPv6 pour assurer la continuité de l’accès à Internet.

Le Secrétaire Exécutif de l’ABDI, Izai Toé présent au lancement de la formation a d’ailleurs explique “Tous les objets sur Internet, que ce soient les ordinateurs, les smartphones, les sites web… sont identifiés et adressés. Et ce protocole ou dispositif en clair qui permet cet adressage est l’IPv4 qui est le plus vulgarisé aujourd’hui. Seulement ce protocole rencontre beaucoup de limites et il nous faut passer à une nouvelle version de ce protocole qui est l’IPv6. Il y’a donc besoin pour maitriser cette nouvelle technologie de renforcer les capacités des acteurs de l’écosystème de l’informatique”.

Izai Toé, Secrétaire Exécutif de l’ABDI est satisfait du lancement d’une telle formation

Au départ, avec plus de 365 inscrits inscription, seuls 50 ont pu être sélectionnés à être formé sur cette nouvelle technologie. Les attentes à l’issue de la formation sont que ces informaticiens puissent être mieux outillés et aussi qu’ils puissent adhérer au groupe de travail mis en place qui est la Task Force IPv6 qui est chargé de conduire la migration vers cette nouvelle technologie qui nécessite d’énormes ressources financières pour le changement d’équipement.

Une formation essentielle pour l’avenir du numérique au Burkina Faso

La formation sur l’introduction de la technologie IPv6 est une initiative importante qui permettra aux acteurs du secteur numérique burkinabè de se préparer à ce changement majeur. Elle couvrira un large éventail de sujets, notamment, les principes fondamentaux de l’IPv6, l’architecture du réseau IPv6 ou le déploiement d’IPv6 dans les réseaux existants entre autres. 

La formation se déroulera sur une période de trois jours et comportera des modules pratiques selon le formateur Mohamadi Sana

La formation sera dispensée par un expert national reconnu dans le domaine de l’IPv6 à savoir Mohamadi Sana“Durant la formation, il s’agira de permettre aux participants de comprendre au préalable le concept de IPv6 et la technologie proprement dite. Nous verrons par la suite l’adressage IPv6 au niveau des réseaux qui est indispensable. Nous allons voir également les techniques de transition qui permettront une migration souple entre IPv4 à IPv6, sans oublier des séances pratiques pour en apprendre davantage sur les nouvelles fonctionnalités de ce protocole” a déclaré le formateur Sana.

Zida Inès Madeleine, étudiante en Licence Pro en Système d’Informations et Réseaux, est enthousiaste à l’idée de participer à la formation sur l’IPv6 et espère un apprentissage pratique et concret

L’ABDI est convaincue que la formation sur l’introduction de la technologie IPv6 contribuera à accélérer l’adoption et la migration de ce protocole au Burkina Faso.

Source : Digital Magazine

Recrutement de stagiaires pour la 1re promotion du programme de formation « Faso IP Academy (FIPA) »

Suite à l’appel à candidature effectué en ligne le 20/03/2024 par l’Association Burkinabè des Domaines Internet (ABDI), trois-cent soixante-cinq (365) candidatures ont été reçues pour cinquante (50) places à pourvoir à la date de clôture le 05/04/2024.

L’ABDI remercie l’ensemble des candidats pour l’intérêt porté sur sa mission de contribution au développement de l’internet au Burkina Faso.

Le résultat de la sélection des cinquante (50) stagiaires se présente ainsi qu’il suit :

Développement de l’Internet au Burkina Faso : l’Association Burkinabè des Domaines Internet en fait son cheval de bataille

Développement de l’Internet au Burkina Faso : l’Association Burkinabè des Domaines Internet en fait son cheval de bataille

Des acteurs de l’écosystème numérique du Burkina Faso ont porté sur les fonts baptismaux en mai 2018, l’Association Burkinabè des Domaines Internet (ABDI).

L’ABDI est une organisation de la société civile burkinabè à but non lucratif, apolitique et laïque. Elle a pour objectif principal de contribuer au développement de l’Internet au Burkina Faso.

Plus spécifiquement, les animateurs de l’ABDI se donnent pour missions entre autres

  1. d’assurer la gestion des noms de domaine Internet délégués au Burkina Faso ( .bf ) ;
  2. de soutenir au développement des noms de domaine ;
  3. de promouvoir la migration des adresses IPv4 vers IPv6 au Burkina Faso ;
  4. de promouvoir le développement de services supports pour les applications de l’économie numérique et leur fourniture aux prestataires de services ;
  5. d’assurer le transfert, au plan national et international, des connaissances et des savoir-faire concernant les noms de domaines.

L’ABDI a son siège à Ouagadougou, 1200 logements, sis Avenue Président BABANGUIDA, à cheval entre l’agence Banque Atlantique et la télévision 3TV.

Outre les instances décisionnelles, l’ABDI dispose d’une équipe technique dont les activités sont coordonnées par un Secrétaire exécutif.

Cellule Communication / ABDI

1ère édition du forum 8 mars numérique : 20 jeunes filles outillées en gestion des noms de domaine internet

L’Association Femmes TIC Burkina Faso (AFTIC-BF) a, en marge de la 167ème journée internationale de la femme, organisé la toute première édition du forum 8 mars numérique du 04 au 07 mars 2024 à Ouagadougou.

Deux activités majeures ont marqué ce grand évènement. La 1ère session du programme « Women DNS Academy Burkina Faso », une formation en gestion des noms de domaine internet au profit de 20 jeunes filles tenue du 04 au 06 mars 2024 dans les locaux de l’Association burkinabè des domaines internet (ABDI), structure partenaire et le webinaire le sous le thème, « numérique et autonomisation de la femme », tenue le 07 mars 2024 en mode hybride (présentiel et en ligne).

S’il est de notoriété publique que les hommes sont les plus nombreux dans le domaine d’internet au Burkina en effet, l’Association Femmes TIC Burkina Faso (AFTIC-BF) entend faire émerger aussi plus de figures féminines dans ce domaine.

A travers l’organisation de cette première édition du forum 8 mars numérique, l’association s’emploie pour une meilleure contribution des femmes au développement du numérique au Burkina Faso. « De part le passé, la technologie était une affaire des hommes. Je me réjouis aujourd’hui de constater que plusieurs filles s’orientent maintenant dans les filières informatiques, même si des efforts demeurent », a laissé entendre la présidente de la fondation des femmes TIC du Burkina, Rasmata Compaoré.

Rasmata Compaoré (à droite), présidente de l’association femmes Tic Burkina Faso, remet une attestation

Durant ces 72 heures de formation, les stagiaires ont reçu des connaissances sur le déploiement d’un serveur DNS (ISC Bind Server sur système GNU/Linux).

A cet effet, la présentation a consisté à présenter le DNS (Domain name system) et expliquer son utilité aux participantes. A travers cette explication, un coin de voile a été levé aussi sur le concept du DNS. A l’issue de cette formation théorique sur le DSN, les différentes participantes, sous la surveillance du formateur, Dénis Bitibali, ont pu faire des exercices pratiques.  Le formateur a aussi présenté l’ABDI à ces femmes. « En plus de la formation sur le DNS, elles ont été initiées à la mise en place d’un serveur de nom de domaine d’internet » a-t-il confié, ajoutant qu’elles peuvent à cet instant mettre en place des serveurs grâce à cette formation. Selon cet ingénieur en réseau-système à l’ABDI, la formation a été très bien animée au regard de la motivation et du dynamisme des participantes.

Le formateur, Dénis Bitibali (remettant une attestation), a indiqué que la formation était bien animée

L’association Femme TIC Burkina Faso salue la participation des jeunes filles

La présidente du comité d’organisation Aminata Bonkoungou, a salué la mobilisation de l’autre moitié du ciel.  « Nous sommes convaincues que cette première session marquera le début d’un parcours enrichissant et gratifiant pour vous toutes. Nous sommes impatientes de vous voir grandir et réussir dans le domaine du DNS et également vous compter parmi les membres de Femmes TIC pour les prochains challenges », s’est-elle adressée à la vingtaine de participantes.

A l’occasion, elle a rappelé que l’association Femmes TIC Burkina est une association à but non lucratif qui a pour objectif principal de faciliter l’appropriation du numérique dans une optique d’émancipation sociale, professionnelle et économique des femmes et des jeunes filles pour mieux valoriser leurs compétences et leurs savoir-faire.

Le secrétaire exécutif de l’ABDI, Izaï Toé, a salué l’engagement de l’association dans le domaine du numérique. « La formation de ce matin traite d’une thématique qui intéresse fortement l’ABDI. Elle porte sur le DNS qui est en réalité un système qui permet d’adresser les ressources telles que les sites web, les applications informatiques sur internet et donc ce système est géré par l’ABDI, déléguée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) », a-t-il indiqué.

Izaï Toé, secrétaire exécutif de l’ABDI remettant une attestation à une participante

L’avènement du numérique, explique Rasmata Compaoré, a considérablement transformé notre société, apportant des changements profonds dans divers aspects de nos vies. Parmi ces évolutions, l’autonomisation des femmes a émergé comme une thématique cruciale, a-t-elle poursuivi, soulignant ainsi le rôle majeur que les technologies de l’information et de la communication, notamment, les réseaux sociaux jouent dans la redéfinition des perspectives féminines. « Le lien entre le numérique et l’autonomisation des femmes s’est renforcé au fil des années, illustrant comment les plateformes en ligne deviennent des espaces d’expression, d’échanges et d’émancipation pour les femmes à travers le monde. Dans cette optique, explorer la place des réseaux sociaux dans ce processus d’autonomisation devient essentiel, offrant un regard approfondi sur la manière dont ces plateformes contribuent à remodeler les normes sociales, à faciliter l’accès à l’information et à créer des opportunités pour les femmes », a-t-elle développé.

L’objectif de la formation, affirme-t-elle, est le renforcement des compétences de jeunes filles et femmes dans l’administration des noms de domaines Internet et d’augmenter leur compétitivité sur le plan professionnel.

Pour le webinaire, ce sera une occasion, dira-t-elle, de sensibiliser des jeunes filles et les femmes aux opportunités offertes par le numérique, mais aussi de les informer des dangers potentiels liés aux réseaux sociaux et à l’utilisation des nouvelles technologies.

Danielle Hien/Kaboré, porte-parole des participantes, a salué l’opportunité donnée par l’association Femmes TIC-BF

Et de conclure par un hommage aux partenaires comme l’ABDI, le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des communications Electroniques (MTDPCE), l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes (ARCEP) et Racine Groupe.  

Les participantes s’en réjouissent

Danielle Hien/Kaboré est une des à la 1ère session du programme « « Women DNS Academy Burkina Faso ».  A l’issue de la formation, elle confie avoir appris beaucoup de chose.

Au nom de ses camarades, elle a traduit leur reconnaissance à l’association FTIC-BF et ses partenaires pour cette opportunité. Elles (les participantes) espèrent que c’est le début d’une aventure qui va se répéter encore dans le temps. Même si certaines étaient à leur première formation dans ce domaine, madame Hien a déjà reçu une formation. Cette formation est donc un recyclage pour elle. Le clou de la cérémonie de clôture a été la remise des attestations de formation.

Pour rappel, l’Association burkinabè des domaines internet (ABDI) a célébré concomitamment le 30e anniversaire du nom de domaine « .bf » et la deuxième édition de DNS Forum Burkina Faso le16 octobre 2023. Sur ce plan, le Burkina est 95e au rang mondial et 10e africain. Le nom de domaine « .bf » du Burkina existe depuis le 29 mars 1993. Cet anniversaire a été célébré sous le thème : « 30 ans du registre burkinabè du nom de domaine « .bf », facteur clé de souveraineté numérique du Burkina Faso ».

Eric Zoundi/ Correspondant à Ouagadougou

L’activité qui se mène sur l’internet est énorme.

Plus de 2.000.000.000 d’utilisateurs de Facebook. 6000 tweets, 24.000 recherches sur Google, 2.000.000 de courriers électroniques et à peu près 24.000 gigabytes de téléversement par seconde.

L’activité qui se mène sur l’internet est énorme.

1. À ses débuts, la communication entre les machines était basique. Les internautes étaient des scientifiques, des militaires et des chercheurs.

2. Une personne a été chargée de tenir un Registre. Une espèce de liste des ordinateurs qui avaient une présence sur l’internet. Car on devait savoir d’où vient un message, à qui est destiné un message. On reviendra sur ce sujet.

3. En un rien de temps, les ordinateurs n’étaient plus les seules à vouloir se connecter. Pire, on innovait, et les ordinateurs devenait petits, plus petits et encore plus petits. Et on en est arrivé aux ordinateurs personnels.

4. L’ère des ordinateurs personnels est rejointe par les téléphones mobiles. Ainsi, dès le début des années 2000, on pouvait trouver des milliers des personnes ayant un ordinateur au travail, un ordinateur personnel et un téléphone mobile. Les terminaux passent de millions en milliards.

5. Tout le monde se rue sur internet. Une personne avait mis en place une technologie permettant la démocratisation des informations partagées entre les ordinateurs. On peut désormais disposer des informations dans des formats pour consommation publique. Le world wide web

6. Le réseau accueille la toile. Le web permet alors l’arrivée de toutes formes du contenu, la connexion entre les contenus et surtout l’interactivité des humains. Bienvenue à la société de l’information.

7. La capacité des humains à créer, à partager et à innover trouve dans l’internet des possibilités limitées seulement par leurs imaginations. Les intérêts économiques, politiques, militaires et culturelles entrent en jeu..

8. Les acteurs se multiplient. Les intérêts aussi. Et bien évidemment les opportunités d’investissement pour le développer pour tous..

9. Certaines piliers sont critiques au maintien de la chose. Les conglomérats investissent dans les infrastructures critiques.. Et ils louent ces infrastructures aux autres. Les fournisseurs d’accès internet voient le jour. Les acteurs existants: éditeurs du logiciel, opérateurs en télécommunications, ingénieurs de tous bords, les activistes des droits humains.. Tout le monde entre en piste.

10. Aux environs de l’an 2000, la Tunisie propose un sommet de l’ONU. Kofi Annan, le Secrétaire-Général porte l’idée devant l’Assemblée Générale. Ainsi est né le Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI). Il se tiendra en deux phases : 2003 à Genève en Suisse et 2005 à Tunis en Tunisie.

Source : https://www.facebook.com/nnenna75